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Réseau-Cétacés est membre du Comité de Vigilance et d'Action pour le bien-être animal

Le site Réseau-Cétacés a fait l'objet d'une déclaration auprès de la CNIL

 

 

Introduction - C - E - I - J - M - O - S - Conclusion

 

- Accouchement -

NB : Ce Chapitre vient en complément de celui intitulé « EDUCATION »

Le cycle de procréation se décompose ainsi :

•  Ovulation.

•  Conception.

•  Grossesse.

•  Accouchement.

•  Sevrage.

•  Repos.

Bien que quelques Chercheurs aient eu l'opportunité d'assister au début ou à la fin de l'accouchement d'un cétacé, personne n'a jamais réellement vu la scène dans son intégralité, en milieu naturel.

Les formes de la dauphine se modifient très peu avec la grossesse, certes elle s'alourdit mais sa silhouette reste hydrodynamique. Il est donc très difficile de distinguer une future maman.

A quelques semaines de mettre bas, toute femelle dauphin se fait forcément accompagner par une sorte de « sage-femelle » ou « tante » qui, au moment de la naissance, se tient prête, en cas de besoin, à aider le petit à remonter jusqu'à la surface pour aller y prendre sa première bouffée d'air.

Généralement, et si tout se passe comme prévu, la mise bas dure entre 30 minutes et 2 heures (pour une femelle qui a déjà eu des petits). Le placenta est expulsé 1 à 2 heures après : cela évite d'attirer l'attention des prédateurs (le sang ainsi répandu pourrait les alerter).

Naître en milieu aquatique n'est pas aisé et représente une expérience traumatisante pour tout animal muni de poumons, qui doit donc prendre son air en surface. Il va s'agir pour le delphineau de passer quelques secondes sous l'eau. Eau, dont la température sera bien plus basse que celle à laquelle il était habitué dans le ventre de sa maman (36°C).

Lors de l'accouchement (l'expulsion ne dure que quelques minutes), et dans la plupart des cas, c'est la queue (ou nageoire caudale) du bébé qui apparaît la première.

Les nageoires pectorales et la nageoire dorsale, initialement plaquées sur le corps du nouveau-né, se déplient et prennent leurs fonctions en quelques secondes. Après être allé prendre son premier « bol d'air » le delphineau déplie ses nageoires et commence à nager.

Le cordon ombilical se rompt de lui-même.

Pourquoi le delphineau se présente-il par la queue ?

C'est tout simplement pour écarter le risque que le nouveau-né « boive la tasse » ou bien se noie, au cas où les choses se compliqueraient.

La taille du nouveau-né est d'environ 1/3 de celle de la mère ; il grandira très vite grâce à la richesse en corps gras du lait maternel. Dans certains cas, sa taille pourra même doubler, et son poids se multiplier par 6 ou 7 la première année.

Le delphineau est allaité par sa maman dès la naissance, la durée varie selon les individus. Ce dernier n'étant pas muni de lèvres, il ne peut pas téter. Il doit donc se contenter de solliciter, de l'extrémité de son rostre, l'une des deux fentes mammaires d'où coulera le lait maternel.

Le sevrage se fait en douceur : 4 à 5 mois après sa naissance le petit, aidé par sa maman, commence progressivement à consommer de la nourriture solide : La maman commence à disperser des morceaux de poisson mort dans l'eau afin que le delphineau les attrape lui-même.

Il arrive cependant que le jeune dauphin devenu capable de s'alimenter seul de poissons et calmars continue malgré tout à réclamer le lait maternel ! Qu'à cela ne tienne la maman accepte, même si elle n'a plus de lait puisqu'il s'agit d'une manière de maintenir le lien existant entre les deux individus. Lien qui pourra être conservé jusqu'à la mort.

Une dauphine peut-elle accoucher de plusieurs petits à la fois ?

Les cas de « plurigémellité » ( = fécondation de plusieurs œufs) sont rares et, lorsque le phénomène se produit, les embryons ne sont pas viables et n'arrivent pas à terme. Et quand bien-même la maman accoucherait de plusieurs delphineaux, il serait peu probable qu'elle puisse alimenter et élever plus d'un petit à la fois.

Les naissances en captivité :

La captivité pose un sérieux problème pour les naissances et bon nombre de delphineaux meurent peu de temps après leur mise au monde…

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- Accouplement -

Les dauphins ont la sensualité à fleur de peau. Les amants se frottent, se caressent, se bécotent, se stimulent mutuellement le ventre et la zone génitale avec la bouche ou les bras. Ils se mordillent les battoirs ou la caudale, ce qui semble leur procurer un plaisir intense . Source : « La vie secrète des dauphins » - Yves PACCALET.

 

 

Les dauphins, et les cétacés en général, consacrent une énorme partie de leur temps à faire l'amour. Ils sont d'ailleurs très démonstratifs.

L'âge de la maturité sexuelle (= âge de la puberté) varie selon les espèces . Cependant, une espèce bénéficiant d'une courte espérance de vie sera plus rapidement mature qu'une espèce à longue espérance de vie.

Une dauphine atteint la puberté dès sa première ovulation ; c'est à ce même moment qu'elle devient réceptive aux avances d'un mâle reproducteur.

Les deux protagonistes vont faire connaître leur disponibilité par le biais de leurs comportements.

La femelle aime être séduite et ne se « donne » pas immédiatement, le mâle devra faire preuve de force et de grâce et prouver son énergie pour parvenir à ses fins (par le biais de danses, vrilles, sauts, virevoltes etc…). L'opération de séduction peut se prolonger sur des semaines ! Et à ce moment là, le mâle ne supporte pas la concurrence et n'hésite pas à montrer les dents, à attaquer du rostre ou mordre la queue de ses adversaires. Il peut réellement faire mal à un congénère qui risquerait de nuire à sa réussite.

 

Voici une anecdote plutôt particulière :

En Afrique du Sud, Vic Crokoft a observé un comportement étrange : les dominants d'un groupe se succèdent devant la belle en chaleur en lui montrant leur pénis déployé. Ils éjaculent devant elle. Celui qui émet la plus grande quantité de sperme semble avoir les meilleures chances de s'accoupler : il a donné la mesure de sa puissance ! Source : « La vie secrète des dauphins » - Yves PACCALET.

Les accouplements ont lieu, le plus souvent, après avoir effectuer les opérations de chasse. Ils se font en groupe et sous forme de jeux. Une femelle peut s'accoupler, tour à tour, avec plusieurs mâles.

Lorsqu'un couple se forme, les deux partenaires nagent face à face, lentement en se caressant.

Contrairement à la majorité des mammifères, dont l'érection est produite par vasodilatation ( = dilatation des vaisseaux sanguins), le dauphin, dont le pénis est composé de tissus fibreux, est en constante érection. Il sort de la fente génitale sous l'action d'un relâchement temporaire de deux muscles rétracteurs qui le maintenaient. Après l'acte sexuel, les muscles entrent à nouveau en fonction afin de permettre au pénis de reprendre sa position initiale.

L'accouplement dure une vingtaine de secondes. Mais l'action peut se répéter une douzaine de fois en quelques heures.

Il ne faut pas forcément assimiler accouplement et reproduction.

Des cas d'hybridation, entre différentes espèces de dauphins ont également été observés (NB : dès que j'aurais plus d'infos à ce sujet, je les mettrai en ligne).

Les déviances sexuelles existent aussi au sein de la communauté delphinienne :

On a observé des femelles dauphins coincées par des bandes de jeunes mâles qui finissaient littéralement par les violer. Source : « Le cinquième rêve » - Patrice VAN EERSEL.

Les grands dauphins seraient les plus agressifs.

A la Baie des Requins (côte ouest de l'Australie), une équipe de Chercheurs mène des études sur ces « déviances » :

Il est fait état de mâles, évoluant en alliance de deux ou trois individus, qui « emprisonnent » des femelles afin de les empêcher de s'accoupler avec d'autres mâles qu'eux, et qui usent de comportements agressifs pour les dissuader de fuir.

La femelle prisonnière nagera de jour comme de nuit entre deux mâles. Cette captivité peut durer un mois.

Si l'un des deux mâles doit quitter son « poste de garde », pour aller se nourrir par exemple, le deuxième redoublera de vigilance.

La captivité accroit cette agressivité sexuelle :

Les mâles se montrent brutaux. Ils agressent. Ils frottent leur pénis sur tout ce qui bouge. Ils ont des pulsions de viol. Ils se mettent à plusieurs pour attaquer et forcer les femelles. La masturbation devient obsessionnelle. Les dauphines se servent d'objets pour apaiser leur libido…  Source : « La vie secrète des dauphins » - Yves PACCALET.

Les dauphins mâles seraient également capables d'infanticide à des fins d'accouplement :

Tout le temps où la dauphine élève son petit, elle n'est pas réceptive aux avances des mâles. Certains dauphins n'hésiteraient donc pas à mettre à mort les delphineaux afin de hâter le retour de la maman à une activité sexuelle normale. Cependant, ce risque serait écarté dès l'instant où la paternité serait connue.

L'homosexualité chez les dauphins :

Les observations pratiquées chez les grands dauphins, sténelles et globicéphales montrent que l'homosexualité est présente aussi bien chez les mâles que chez les femelles. Cette tendance est particulièrement accrue en captivité.

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- Alimentation -

Les dauphins s'alimentent généralement de poissons et de céphalopodes (seiches, calmars, pieuvres, nautiles…).

Un calmar

La quantité d'aliments ingérés dépend de la taille et du poids de l'animal mais les petites espèces mangent proportionnellement plus que les grosses : le grand dauphin de 150 kg avale 5 à 8 kilos de nourriture par jour comme le marsouin qui pèse pourtant 3 fois moins. Afin de maintenir leur température à 36°C, les dauphins doivent absorber une quantité importante de calories.

Les proies ne sont pas mastiquées mais gobées. Si nécessaire, elles sont débitées en gros morceaux.

En milieu aquatique riche, le dauphin passe 10% de son temps à chasser mais malheureusement certains cétacés vivant en zone de surpêche peuvent passer jusqu'à 80% de leur temps à tenter de combler leur faim.

L'appareil digestif est totalement séparé de l'appareil respiratoire ; l'intersection entre la trachée (organe de l'appareil respiratoire) et l'œsophage (organe de l'appareil digestif) s'est transformée de façon à ce que les cétacés ne puissent ni avaler de travers, ni respirer par la bouche ; cela leur permet de se nourrir sous la surface.

Comment les cétacés s'hydratent-ils ?

Les cétacés, contrairement à l'homme, peuvent ingurgiter de petites quantités d'eau salée sans que cela leur soit nocif mais l'hydratation se fait principalement grâce au sang de leurs proies dont les fluides corporels sont moins salés que l'eau de mer.

Les cétacés ne sont pas munis de glandes sudoripares, ils ne transpirent donc pas. Ce phénomène leur permet d'économiser l'eau.

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- Armée -

 

Photo courtoisie du Marine Mammal Program de l'US Navy.

 

Les cétacés font preuve de performances inaccessibles pour l'homme (système d'écholocation, hydrodynamisme, plongée en profondeur sans crainte des paliers de décompression etc…), les armées soviétiques et américaines ont donc décidé de mettre ces qualités à leur profit.

Après avoir été capturés dans leur milieu naturel, les « élèves » sont enfermés dans des box afin que l'armée puisse commencer à effectuer l'apprentissage militaire.

Officiellement les cétacés, dressés par les militaires, sont principalement utilisés pour prévenir de l'arrivée d'un intrus …

 

Voici un résumé concernant les « dauphins soldats », dont certaines informations sont issues du documentaire « Soldats des Mers » (1997) :

1950/1960 : l'armée observe les dauphins car elle est curieuse de savoir comment ils parviennent à nager si rapidement. Son but est d'améliorer le système de propulsion des missiles.

Afin de faciliter la communication inter-espèces, les militaires ont ensuite voulu trouver un langage commun aux humains et aux dauphins ; les dauphins acceptent de répondre à une centaine d'ordres différents mais uniquement transmis par gestes.

1963 : l'armée s'intéresse au secret des sonars, dont sont dotés les dauphins…

Dans le documentaire « Soldats des Mers », il est fait allusion à une anecdote intéressante :

Après des mois de dressage militaire, une dauphine prénommée Buzz Buzz est relâchée en mer. Elle s'éloigne et un dresseur émet un son censé lui donner l'ordre de revenir : Buzz Buzz hésite mais… elle revient.

 

Photo courtoisie du Marine Mammal Program de l'US Navy.

L'armée décide ensuite de dresser des dauphins afin qu'ils aillent porter des messages écrits à d'autres militaires situés en profondeur : les dauphins s'exécutent et l'opération réussie.

Les Soviétiques s'intéressent également aux dauphins depuis les années 50. En 1956, un centre marin secret s'ouvre dans la Baie des Cosaques, en Crimée ; adapté pour accueillir une cinquantaine d'animaux, il en héberge 80.

Leurs programmes sont similaires à ceux des américains ; leurs expériences sont terrifiantes : les quatre cinquièmes des « recrues » meurent. On leur implante des électrodes, on les maintient en caisson hyperbare (= enceinte où la pression est supérieure à la pression atmosphérique) pour les tests de pression, on les plonge dans des eaux polluées ou infectées de bactéries pour voir comment ils résistent, on étudie leurs réactions à toutes sortes de drogues, on les lâche en parachute ou on les immerge dans des lacs de montagne, quand on ne les transporte pas au-delà du cercle polaire… Le plan d'utilisation proprement militaire de ces animaux implique quantité d'exercices. On leur fait garder la baie de Sébastopol et les côtes voisines. Ils apprennent à attaquer des plongeurs « hostiles », à remonter des torpilles, à chercher des épaves … Source : « La vie secrète des dauphins » de Yves PACCALET.

 

GUERRE DU VIETMAN, 1970 :

 

Photo courtoisie du Marine Mammal Program de l'US Navy.

L'armée US aurait utilisé les dauphins pour semer la terreur dans les eaux. La rumeur dit qu'on leur aurait posé, au niveau du rostre, une sorte de seringue contenant du CO2 et munie d'une aiguille ; la « piqûre » ferait littéralement exploser le plongeur ennemi… Cette méthode de neutralisation de l'ennemi est appelée Swimmers Nulification Program.

De nombreux plongeurs Viet-Kong auraient été victimes des dauphins. Des soldats américains auraient, eux aussi été « attaqués » : malgré la dureté du dressage, il n'est pas forcément évident pour les cétacés de distinguer les « bons » des « mauvais ». Logiquement, pour ne pas se tromper de victime, les dauphins étaient dressés à reconnaître des mots de passe donnés par les « alliés »,  exemple : deux clics et une giclée d'air.

La rumeur a été démentie par les américains en 1972. Ces derniers expliquent alors que les dauphins auraient simplement servi de « gardes » (afin de prévenir de la présence d'un ennemi) et, grâce à leur sonar, de chercheurs de nageurs. Ils affirment que « les dauphins n'ont jamais été équipés de dispositifs mortels ».

C'est d'ailleurs en 1972, que le Marine Mammal Protection Act, interdisant la capture de tout mammifère marin sur le territoire des Etats-Unis, voit le jour ; qu'à cela ne tienne l'U.S Navy fait capturer 25 animaux par an pour « raison d'état ».

Au milieu des années 1980, le dispositif aurait changé et l'aiguille aurait été remplacée par un autre objet destiné à frapper « simplement » l'ennemi.

Les otaries sauvages sont, elles aussi, enrolées dans l'armée US. Cependant elles n'ont pas de sonar ; elles sont donc devenues renfloueuses de mines et gardiennes de bases navales.

 

Photo courtoisie du Marine Mammal Program de l'US Navy.

 

Lorsque l'armée veut envoyer des cétacés à la recherche d'objet perdus à une profondeur où les dauphins ne peuvent pas aller, elle « emploie » des globicéphales, qui plongent plus profondément et qui possèdent également un sonar.

Afin de régler le problème de la profondeur et de la température de l'eau, l'armée fait appel au béluga : il est apparenté au dauphin et habitué aux eaux arctiques.

A Hawaï, les dauphins deviennent des cameramen à des fins d'espionnage. Ils sont équipés de caméras et les ordres leurs parviennent par des écouteurs qu'on leur a posés :

•  un son à droite et le dauphin tourne à droite,

•  un son à gauche et le dauphin tourne à gauche,

•  un son pour l'immobilité,

•  un son pour le retour.

Les dauphins ont même posé des mouchards sur des embarcations ennemies.

Au vu de ce reportage on observe que les dauphins ne montrent aucune réticence lorsque les militaires leurs placent les dispositifs. Par contre, tuer un être humain ne faisant pas partie de leur comportement naturel, on peut penser que le dressage a dû être excessivement rude… De toutes façons, les dauphins refusant de « travailler » étaient (et sont peut-être toujours) affamés et battus.

 

Les lourds dispositifs dont les dauphins sont munis brisent leur colonne vertébrale et bon nombre d'entre eux sont destiner à exploser en même temps que leur charge. Certains, contrairement à Buzz Buzz, tentent de « déserter » mais bien souvent la muselière dont ils sont munis les empêche de se nourrir et les condamne à mourir de faim, d'autant que le harnais accroché à leur corps peut rester coincé à un rocher ou tout autre obstacle sous la surface, ce qui entraîne l'asphyxie de l'animal…

 

Photo courtoisie du Marine Mammal Program de l'US Navy.

 

Devant la pression de l'opinion publique, l'US Navy a affirmé que les programmes de formation des « cétacés de combat » ont été interrompus en 1992 ; en parallèle, une centaine de dauphins sont relâchés pour « indiscipline » : Des mâles, en principe en mission secrète, étaient occupés à batifoler avec des femelles sauvages de rencontre. D'autres sujets, censés charger un ennemi pour le faire exploser, posaient paisiblement la tête sur son épaule au lieu de l'attaquer comme de bons soldats bien endoctrinés… Comment compter sur un fantassin qui obéit aux ordres une fois sur eux et oublie sa mission pour aller à la pêche ou courir le guilledou. Source : « La vie secrète des dauphins » de Yves PACCALET.

Pourtant…

De nos jours, les « dauphins soldats » sont toujours en service et participent à des exercices militaires :

En 2001, 4 dauphins tursiops, appartenant à l'US Navy, ont participé, après avoir subi un entraînement leur permettant de résister au froid, à un programme de recherche de mines explosives et autres munitions le long des côtes sud de la Norvège. Les dauphins, grâce à leur sonar, sont capables de détecter les mines au fond de l'eau, le but de la manœuvre étant d'y attacher une bouée en guise de balise.

Le même type d'opération avait déjà été réalisé l'année précédente en Mer Baltique.

En Alaska, toujours en 2001, 5 dauphins, entraînés eux aussi à résister au froid, ont été « engagés » afin de patrouiller dans les ports autour des navires américains et d'avertir les militaires si quelque chose « d'anormal » se passait !

Il semblerait que l'entraînement de résistance au froid consiste à :

•  habituer les dauphins à une baisse de température quelques heures par jour,

•  modifier leur régime alimentaire, en leur donnant de la nourriture plus riche, afin d'augmenter leur masse graisseuse.

 

L'US Navy a également envoyé des « dauphins soldats » lors de la guerre déclarée à l'Irak en 2003…

Les dauphins ex-soviétiques, quant à eux, depuis l'effondrement de l'Union Soviétique et l'appauvrissement financier qui en a découlé, ont été recyclés en dauphins thérapeutes et dauphins de spectacles. La Marine propose en effet des séances de delphinothérapie (payantes évidemment) et des shows de cirque à la fin desquels il est possible d'acquérir une peinture exécutée par un dauphin !

La delphinothérapie, pratique excessivement onéreuse pour les « patients », reste tout de même la principale source de revenu…

De nos jours, les armées russe et ukrainienne continuent de capturer des dauphins pour poursuivre leurs propres programmes et pour en vendre aux delphinariums du monde entier.

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Introduction - C - E - I - J - M - O - S - Conclusion

 

© Réseau Cétacés 2005